En République démocratique populaire... du Laos

Publié le par Johanna

Passer la frontière depuis la Thaïlande nous a préparé à l'ambiance détendue qui règne au Laos...

Nicolas a expliqué, comme très souvent, aux douaniers où il fallait qu'ils remplissent le Carnet de Passage pour l'importation temporaire de notre Truck. Dans la mesure du possible nous préférons proposer le remplissage de notre Carnet, même quand il n'est pas obligatoire, ce qui nous évite de nous frotter aux documents d'importation locaux - qui ne sont pas traduits, et dont nous maitrisons moins la procédure éventuellement changeante... On ne peut donc pas, par exemple, nous demander à la sortie un document qu'on aurait dû nous donner à l'entrée, et qui comme par hasard n'a pas été donné, justifiant alors le paiement d'une taxe... A la sortie nous expliquons donc, avec un peu d'aplomb, qu'il suffit de signer de nouveau le Carnet, ce avec quoi tout le monde tombe généralement d'accord, et nous passons sans problèmes.

 

Nous avons obtenu des visas pour 30 jours à la frontière en 10 minutes (30 dollars pour les français, 35 pour les belges – il faut de nouveau des photos d'identité dont nous n'avons plus eu besoin depuis le dernier visa russe). L'assurance est vendue sur place (20 euros pour le mois). Certains voyageurs font le choix de ne prendre aucune de ces assurances aux frontières... pari risqué, d'autant plus que nous avons été arrêtés presque dans chaque pays pour un contrôle de routine et que le seul document que l'on nous demande à chaque fois est celui de l'assurance... Comme toujours, c'est l'obtention de la carte sim locale qui nous prend finalement le plus de temps.

 

Originalité lors de ce passage, c'est la première fois que l'on ne nous demande même pas d'ouvrir le camion, ni à la sortie de la Thaïlande, ni en entrant au Laos ! Nous aurions pu cacher 15 réfugiés sans que cela n'émeuve personne...

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A peine arrivés à Vientiane nous nous précipitons chez Raquel, une amie de Johanna ! Nous nous étions annoncés pour un passage en sortant de Chine mi-novembre, mais vous connaissez l'histoire, pas de visas chinois. Nous programmons alors la visite du Laos au mois de mars lorsque nous avions prévu d'envoyer dans un premier temps notre camion de Séoul à Sihanoukville au Cambodge... Mais nous troquons en dernière minute ce trajet pour un Osaka – Kota Kinabalu qui nous permettait de passer directement de Malaisie en Indonésie sur Bornéo. Il n'est alors plus question de passer au Laos du tout... Puis nous avons encore changé d'itinéraire, abandonnant provisoirement le projet australien pour faire cap vers la Nouvelle Calédonie, nous sommes alors retournés sur la partie continentale de la Malaisie pour renvoyer le camion en Europe fin mars. Toujours pas de Laos prévu. Mais nouveau coup de théâtre qui nous offre trois mois de voyage supplémentaires en Asie du sud est, on ne peut pas commencer à travailler le 1er avril comme prévu... Voilà qu'on s'annonce donc pour la 3ème fois chez Raquel... Et nous y sommes finalement arrivés, démentant au passage le fameux proverbe « Jamais deux sans trois 'annulations' »!

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Et pour le coup nous y sommes restés : après 3jours de route pour arriver à temps à la frontière en fin de visa thaï les enfants avaient sérieusement besoin de se défouler hors du camion et les parents de prendre un peu l'air. Nous avons plus que profité de sa maison, de sa terrasse, de sa cour, de sa douche et de ses machines à laver. Nous avons nettoyé tout ce qu'il est possible de nettoyer, rangé, réparé des petites choses. Bien sûr nous avons aussi beaucoup discuté avec Raquel, son mari Marc et les enfants ont joué avec sa fille Tanit. Surtout nous n'avons rien visité. Bref, nous avions tous besoin d'une pause et voilà qu'elle est très bien tombée. Après 2, 3, finalement 4 jours à ce rythme il était temps de repartir à la découverte du pays.

 

Mais les montagnes qu'il faut traverser depuis Vientiane pour accéder à Luang Prabang, l'ancienne capitale du royaume n'ont évidemment pas disparues : le trajet dure 10h en voiture, soit 15h pour nous, voire bien plus... de nouveau 3jours de route. La solution tombe très vite : nous allons laisser le camion chez nos amis et louer une voiture bien plus maniable et rapide pour la semaine consacrée à cette boucle montagneuse au nord du Laos. N'ayant plus la place de travailler en roulant, on abandonne tous les manuels scolaires à Vientiane, offrant une semaine de vacances à nos écoliers, et cassant pour l'occasion encore plus clairement notre rythme habituel.

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Première étape à Vang Vieng, petite ville située dans un décor de montagnes karstiques éparses qui rendent le paysage superbe... Il rappelle la baie de Krabi ou la baie d'Halong terrestre, on peut se promener dans les nombreuses grottes qui parsèment les lieux ou se baigner dans les lagons bleus disséminés dans la zone.

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Sur la route sinueuse qui passe sept cols menant ensuite à Luang Prabang on est absorbés tout du long par la vie des villages dont les huttes en bambou tressé et posées à même le sol, un drap séparant les « pièces » sans meubles, s'étalent le long de la chaussée habitée comme une terrasse. Le foot et les jeux de jets de cailloux s'interrompent au passage des rares voitures, les vieux siestent en compagnie des bébés, on slalome entre truies, oies, chiens, poules, vaches. Tout le monde s'affaire : on coupe du bois à la machette, répare un toit de chaume, traficote un vélo ou une moto pour que l'ainé, s'il est bon, puisse continuer à aller à l'école. On pose les champignons à sécher sur l'arrière d'un camion, on envoie un petit chercher de l'eau dans la citerne à eau de pluie, on s'épouille, on fabrique un panier, on tisse avec un vieux métier qui s'attache autour de la taille, on porte un sac de riz à la machine à écosser. Des plantations tous remontent à pied avec une besace dans le dos remplie de verdure et portée au front, les fillettes de six ans font marcher les bébés ou les installent pour jouer dans une flaque de boue, ou encore les mettent dans la balance des légumes pour les peser. Les femmes plus âgées se mettent à la cuisine... Puis vient l'heure de se laver, par classe d'âge apparemment, sarong noué sous les bras pour les filles, on retrouve partout des gens ensavonnés à proximité d'un tuyau d'arrosage ou en train de se brosser les dents dans le « caniveau ». Le linge du jour passe aussi sous la « douche » avant d'être pendouillé pour la nuit sur une barre en bambou, ce qui permettra de le remettre le lendemain. Après avoir roulé plusieurs heures à enchainer les virages on a finalement l'impression d'avoir passé toute la journée au village.

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Le Laos est bien plus pauvre que ses voisins, le pays ne compte que 7 millions d'habitants, le réseau routier secondaire n'est pas encore goudronné (il est en train de l'être par les investisseurs venus du nord, qui ambitionnent également de tracer une voie ferrée jusqu'à Vientiane). Beaucoup habitent dans des huttes sans avoir accès à l'eau potable et vivent d'une agriculture de subsistance et de chasse ou de pêche. Le salaire moyen en dehors de la capitale est de 2 dollars par jour. Nous avons traversé les villages qui ont accès au goudron, mais beaucoup dans le Nord du Laos n'ont pas ce luxe. On accède alors aux villages uniquement à partir du Mékong ou de ses affluents, soit uniquement par bateau. Les villageois sont alors encore plus isolés et vivent dans des conditions rappelant l'époque des Gaulois.

 

Compte tenu de ce tableau nous n'avons pas trouvé beaucoup de supermarchés dans le pays, on ne peut se nourrir qu'à partir du marché, des échoppes de rue ou des restaurants. Les spécialités sont la fondue Lao et le laap, une viande (poulet ou porc la plupart du temps) marinée, cuite, mixée et préparée en salade avec des herbes fraiches. On trouve aussi étonnamment des baguettes à la française ! Heureux héritage de l'époque coloniale... Ainsi que des boutiques pour expatriés. Mais, mis à part les denrées des marchés ou les petites échoppes de rue tout (y compris l'essence) est importé donc très cher.

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Enfin parvenus à Luang Prabang nous sommes surpris de découvrir une toute petite ville très calme. Elle a le charme de sa réputation et les boutiques chics et de bon goût sont venues s'installer dans les arcades laissées par les colons. Le palais royal recèle une très belle salle du trône (pas de photos autorisées), on y trouve aussi le plus beau temple du pays le Wat Xieng Thong orné de fines décorations rouges et or et de mosaïques colorées, il contient le char funéraire des anciens rois du Laos. Un petit musée qui présente l'artisanat des diverses ethnies nous apprend à différencier (H)Mongs, Laven, Lao, Akha etc. selon les endroits où ils habitent, leurs tenues et savoir-faire. 

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C'est cette ville que nous avons choisi pour assister au Tak Bat. Les moines bouddhistes font vœu de pauvreté et n'ont pas le droit de gagner de l'argent. Ils ne vivent donc que de l'aumône du peuple, permettant ainsi aux âmes qui leur donnent de quoi subsister de s'élever. L'offrande est ritualisée, elle se passe au lever du soleil (5h30 du matin). Après plusieurs coups de gong les moines sortent alors en ligne et en silence avec un bol à aumône qu'ils présentent aux villageois. Ceux-ci préparent à l'avance ce qu'ils veulent donner (riz gluant et autre, on a même vu un moine recevoir un téléphone portable), se mettent à genoux sur le trottoir, font une prière de circonstance, remplissent au passage du moine sa besace, sans le regarder, sans le toucher surtout pour les femmes, et en donnant la même quantité équitablement à chacun. Une fois rentrés dans leurs temples les moines se partagent le tout et font alors leur seul repas de la journée. Ils redistribuent ensuite le surplus aux plus pauvres s'ils en ont. Nous n'avons pas bien choisi notre lieu car à Luang Prabang, l'activité est devenue bien touristique. Des panneaux affichés partout dans la ville égrènent des règles qui semblent évidentes : ne pas donner si on n'est pas bouddhiste, ne pas photographier les moines à moins d'un mètre d'eux, ne pas rompre le silence, etc... et on a compris pourquoi ! Nous avons assisté au spectacle de groupes de touristes qui s'assoient (pas du tout à genou) pour donner parce que c'est amusant, qui se mettent littéralement sous les narines des moines pour les photographier, et qui n'ont pas l'air d'avoir remarqué que le tout se faisait en silence... Résultat, un nombre apparemment croissant de petites échoppes vend le riz gluant aux touristes pour un commerce dorénavant devenu assez lucratif, et nous avons malheureusement vu les moines jeter directement à la poubelle toutes ces « offrandes » de mauvaise qualité.

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En périphérie de la ville plusieurs très jolies cascades valent le détour ainsi que la tombe d'Henri Mouhot : explorateur français qui fit découvrir Angkor en Occident. Il a ensuite cherché à remonter le Mékong pour étrenner une voie navigable vers la Chine. Le projet n'a jamais abouti car les chutes qui se trouvent le long de son parcours et en particulier à la frontière entre le Laos et le Cambodge sont trop importantes, à cet endroit le Mékong fait 12km de large et son flot est parsemé de 4000 iles... Il a fini ses jours aux abords de Luang Prabang emporté par le paludisme et fut enterré là. Aujourd'hui c'est un haut lieu de pique nique pour les locaux qui ont installé une vingtaine de petites cahutes avec vue sur le fleuve et sono fonctionnant à plein régime. On ne peut toujours pas remonter le Mékong, d'autant plus que tous les pays qu'il traverse construisent des barrages pour se fournir en électricité.

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Le mot actuel Laos vient de Lan Xang, soit littéralement « le pays du million d'éléphants », à l'époque celui-ci était une arme de guerre et clamer en avoir un million revenait à montrer sa force militaire. Aujourd'hui il n'en reste que 850, mangeant 150kg par jour, les nourrir est devenu hors de prix, ils sont considérés comme des nuisances qui détruisent les récoltes et ne servent plus autant à aider aux travaux, même si nous en avons croisé qui étaient « au boulot ». Pays prédestiné pour s'approcher de ces pachydermes, nous avons enfin trouvé un prix hors saison pour les monter à crue... Belle après-midi où les enfants, bien plus courageux que les parents, ont maitrisé leur peur pour cornaquer le bain.

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Nous sommes ensuite partis vers le nord est du pays en direction de la plaine des jarres. Le site archéologique, très vaste, permet de se promener autour de jarres qui datent de 5000 av J.C. à 800 ap J.C. (date plus précise encore inconnue) et dont on n'est toujours pas sûrs de l'usage. L'hypothèse la plus probable étant qu'il s'agit d'urnes funéraires.

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Outre la majesté et le mystère de l'endroit, les belles vues sur les alentours, on découvre dans cette plaine une partie de l'histoire du Laos. En parallèle à la guerre du Vietnam, les Etats-Unis livraient une « guerre secrète » au Laos alors que le pays était sensé être neutre. En réalité, les nord vietnamiens empruntaient la piste Ho Chi Minh cachée dans les montagnes qui séparent les deux pays pour acheminer leur matériel au sud. De plus, une guérilla communiste Laotienne (le futur Pathet Lao) sévissait aussi dans le nord du Laos. Les américains ont voulu se débarrasser de ces deux problèmes et ont bombardé la plaine des jarres ainsi que la cordillère annamitique séparant le Vietnam du Laos sans discontinuité pendant 9 ans et au rythme d'une bombe lâchée toutes les 8 minutes, 24h/24. Le principe était le largage d'un missile qui contenait des bombies, ou mines anti-personnel. Lorsque ce missile s'ouvrait il en lâchait qui couvraient l'équivalent de trois terrains de football. Hélas 10% à 30% de ces bombies n'ont pas explosé en touchant le sol, qui est donc encore dangereusement miné. Des centaines de laos perdent encore aujourd'hui un membre ou la vie en tombant par hasard sur ces mines. Plusieurs centres UXO (unexploded ordnances) rendent très bien compte de la situation et invitent par la même occasion les touristes à ne surtout pas quitter les endroits balisés.

 

 

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Pour en revenir à la plaine des jarres, qui a donc été un des endroits les plus bombardés du Laos - autant dire, de la planète - on passe donc entre les jarres, mais on passe aussi entre les cratères qui jonchent la plaine et on voit opérer à quelques mètres une équipe de déminage. Elle repasse pour la troisième fois sur le site, parce que c'est un lieu touristique, mais à la vue de leur travail les enfants se sont tenus particulièrement sages pour ne pas sortir des limites indiquées et ont observé avec beaucoup d'attention la procédure et la mise en place des petits piquets rouges qui indiquent un objet métallique.

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Pendant ces 9 ans de bombardement, les villageois et les partisans et dirigeants du Pathet Lao s'étaient réfugiés dans les nombreuses grottes de la région et avaient recrée des villages en sous-sol avec hôpitaux, cantines etc. Après la guerre du Vietnam le Pathet Lao a progressivement gagné en influence et est finalement arrivé à installer un pouvoir communiste qui est toujours en place aujourd'hui. Assez surprenant de se promener dans les villes avec des drapeaux rouges marqués en jaune du marteau et de la faucille où que l'on regarde.

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Après cette boucle au nord nous sommes retournés à Vientiane pour rendre notre voiture de location et visiter les beaux temples qui s'y trouvent. Nous avons aussi apprécié les balades le long du Mékong où s'installe chaque soir le Night Market et où jeunes et moins jeunes se donnent rendez-vous pour un cours de fitness sur l'esplanade principale !

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Avant de partir nous avons même pu assister à la très chouette pièce de théâtre, en français!, dans laquelle jouait notre amie Raquel ! Encore un tout grand merci à toute la famille pour l'accueil et le temps que vous nous avez consacré !

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Avec notre Truck nous prenons la route du sud. Les huttes sur le sol des montagnards sont remplacées par des huttes sur pilotis, protégeant les habitations des inondations si fréquentes dans ces plaines aqueuses cultivées de rizières. Nous avons profité de notre première halte pour visiter l'immense grotte souterraine de Konglor. Embarqués sur une pirogue et à la lampe frontale on navigue sur 7km dans de vastes salles se succédant sans fin, on a même du sortir pour remonter le bateau dans de petits rapides dans le noir...

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Cherchant le romantisme à suivre le Mékong sur plusieurs centaines de kilomètres nous nous sommes en fait retrouvés sur une route « grosse erreur » en nous écartant d'un axe principal. Bien que très proche nous ne voyions pas le fleuve mythique, en revanche avançant à 10km/h nous avons retrouvé des routes à ornières et boueuses nous obligeant à prononcé le sempiternel « Oh Non !! » en rentrant dans la cellule à la vue de tout ce qui se trouve renversé sur le sol.

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Plus loin nous avons fait un tour sur le plateau des Bolavens pour apercevoir quelques cascades dont il regorge.

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C'est là que nous avons commencé à essuyer les pluies grasses de la mousson dont c'est maintenant la saison. Nous nous sommes permis un dernier crochet vers les ruines Khmers du temple Wat Phou à Champassak, quelques frontons sont encore bien conservés mais, bien qu'il dégage le charme lié au vieilles pierres, il est globalement en assez mauvais état. En revanche, lorsqu'on a escaladé l'escalier magistral bordé de frangipaniers qui mène aux structures les plus hautes la vue est incroyable...

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Nous passons notre dernière soirée sur le bord du Mékong chez un belge qui a ouvert un hôtel restaurant à cet endroit et filons de nouveau en Thaïlande. Nous n'avons pas le temps de visiter le Cambodge et de faire le détour par les temples d'Angkor hélas, nous devons nous rapprocher des ports où nous allons laisser le Truck fin juin. Bangkok ou Kuala Lumpur, les devis sont toujours en cours et nous ne sommes toujours pas fixés sur le lieu du départ.

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Nous passons donc la frontière pour entrer en Thaïlande une seconde et dernière fois et entamons notre dernier mois de voyage !

Publié dans Laos

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tante Monique 07/06/2018 09:14

Magnifique reportage, extraordinaire avec les éléphants.
Venez vous à Mayac pour le mariage d'Alexandra?
Bisous TM

Johanna Maccioni 07/06/2018 11:25

Merci! Oui on sera tous là !!